Fiabiliser les flux de données d’une banque
Deux besoins dans une même demande, deux dispositifs différents : une équipe data dans les locaux de la banque, une équipe web qui livre puis rend les clés.
- Type
- Mission client, anonymisée
- Secteur
- Banque et finance
- Équipes
- Data : 2 développeurs, 1 QA, 1 AMOA · Web : 1 chef de projet, 2 développeurs
- Technique
- Talend, Drupal
- Livrables
- Flux de données fiabilisés, site grand public, transfert de compétences
- Mon rôle
- Cadrage des dispositifs, gouvernance avec la DSI, transfert de compétences

La demande tenait en une phrase : « nous avons besoin de renfort sur Talend, et d’un site pour les particuliers ». Deux besoins dans le même message, et la tentation de répondre avec une seule équipe et un seul contrat. C’est souvent là qu’une mission bancaire commence à mal tourner.
Deux chantiers qui n’ont rien en commun
En discutant avec la DSI, la différence est vite apparue. Les flux de données irriguent le système d’information de la banque : leurs règles, leurs exceptions et leur historique vivent dans la tête des équipes internes, et dans aucun document. Un prestataire qui travaille à distance sur ce sujet passe son temps à poser des questions, et finit par livrer des flux qui fonctionnent en recette et cassent en production.
Le site grand public, lui, est un produit à part entière, avec un début et une fin. Il peut être construit par une équipe autonome, à condition que le besoin soit tenu par quelqu’un et que la recette soit sérieuse.
J’ai donc proposé deux dispositifs distincts plutôt qu’un seul. Pour les données, une équipe installée dans les locaux de la banque, intégrée à ses équipes et à ses rituels : deux développeurs Talend, un QA, et un AMOA pour faire le lien avec les métiers. Pour le web, une équipe dédiée avec un chef de projet et deux développeurs Drupal, responsable d’un livrable.
Ce qu’une DSI bancaire ne délègue pas
Dans une banque, la gouvernance reste chez le client, et c’est sain. Mon rôle était de faire en sorte que le prestataire s’y insère sans la contourner : les priorités de l’équipe data étaient arbitrées par la banque, les accès restaient ceux de ses propres collaborateurs, et chaque flux modifié passait par le QA avant de toucher la production.
Côté web, j’ai insisté sur un point que l’on oublie souvent dans le planning : la sortie. Le site appartient à la banque, ce sont ses équipes qui le feront vivre. La livraison comprenait donc une formation des équipes internes et un transfert de compétences, prévu dès le cadrage et non ajouté à la dernière semaine.
« Le site a été livré conformément à nos attentes et toute l’équipe a fait preuve d’un grand professionnalisme tout au long du projet. » La directrice de projet
Ce que je retiens de cette mission tient en peu de mots : le bon dispositif dépend de l’endroit où se trouve la connaissance. Quand elle est chez le client, on va chez le client. Quand elle peut être écrite, on construit, puis on rend les clés.